• Mélissa Parain

COMMENT MIEUX VIVRE LE CONFINEMENT ?


Hello les petits chou’,


Durant cette période au combien inédite, complexe et douloureuse, j’ai eu envie d’écrire un contenu à impact positif et adapté aux circonstances.


Nous sommes, en effet, de plus en plus à ressentir du stress, de l’angoisse et toutes sortes d’émotions négatives qui rendent ce temps de confinement vraiment difficile à supporter.


Comment lutter contre nos pensées négatives durant le confinement ? Comment nous sentir moins seuls ? Comment se concentrer sur les choses spécifiques pour maintenir un état de bien-être même dans cette période compliquée ? Voilà de quoi je souhaite parler aujourd’hui.


Pour être tout à fait transparente, je ne savais pas vraiment comment prendre la parole car comme je l’ai expliqué dans mon article « Confinement ? Foutez-moi la paix », je vais bien. Certes, je ne suis pas dans mes conditions de vie préférées mais je suis tout à fait consciente qu’il y a de nombreuses personnes plus en souffrances. Et quelque part, je me sens un peu comme un imposteur d’écrire cet article.

Je suis seule, dans un appartement de 22 mètres carrés rempli de lumière. J’ai de l’espace pour pratiquer mon yoga au quotidien. J’ai un emploi qui me permet de continuer à travailler même à distance. Je n’ai aucun proche malade. Alors, quand je vois la souffrance du moment, je me dis que je suis une privilégiée.


Toutefois, je sens qu’il y a un véritable besoin.


Ma première pensée est évidemment pour toutes ces personnes qui sont malades ou qui ont un proche malade ou même qui ont déjà connu un décès. Je voudrais d’abord que tous ensemble nous leur envoyions énormément d’amour.


Maintenant, il est vrai que ce n’est pas parce que nous pensons fort à ces personnes que nous ne pouvons pas avoir nous-même nos propres souffrances, qui sont tout à fait justes et vraies, même si elles ne sont pas les souffrances les plus graves.

Pendant cette crise, nous perdons, en effet, tous quelque chose. L’absence de contact humain, de ne pas pouvoir toucher ou prendre dans les bras des amis, est un manque qui nous pèse tous. D’autant plus que nous connaissons le résultat neurochimique de ces relations chaleureuses. Lorsque nous faisons un câlin, l'ocytocine, hormone du bonheur, se dégage dans notre cerveau. En ce temps de confinement, il manque donc inévitablement quelque chose à notre équilibre neurochimique à tous.

Je voudrais donc rappeler à ces familles qui sont ensembles, que même si elles ont parfois envie de « s’entretuer », elles ont la chance de se voir les uns et les autres, de pouvoir se toucher et être ensemble.


Évidemment ce manque n’est rien face aux angoisses que peuvent ressentir d’autres : les angoisses de santé mais aussi les angoisses matérielles. Je pense à toutes ces personnes qui doivent s’arrêter de travailler et qui ne savent pas comment payer leur loyer ou encore celles qui vont perdre leur travail…


Il est grand temps de se rappeler de ce que nous avons et de pratiquer la gratitude plus que jamais.




POURQUOI PRATIQUER LA GRATITUDE ?


Pour comprendre les bienfaits de la gratitude, il faut déjà comprendre comment fonctionne notre cerveau.

Le cerveau est en proie en permanence au biais de négativité. Une pensée négative voyage toujours plus rapidement qu’une pensée positive dans notre cerveau. Ainsi, si je vous fais 9 compliments et 1 reproche, il est fort probable que dans 10 jours, vous vous souviendrez plus du reproche que des 9 compliments.

Ce biais de négativité nous empêche d’avoir accès facilement au bonheur.


Mais pourquoi ce biais de négativité existe-t-il ? A l’époque où nous étions encore des bêtes sauvages qui devaient éviter les dangers et la mort, ce biais de négativité nous a sauvé la vie. Grâce à lui, nous remarquons, en effet, beaucoup plus facilement le signal négatif, tel que la présence d’un prédateur, qu’un signal positif, tel que la présence d’un fruit sucré.


Aujourd’hui notre objectif de vie n’est plus tant la survie mais bien le bonheur. Malheureusement, notre cerveau n’a pas eu encore suffisamment le temps pour s’adapter à ces nouvelles conditions de vie et ce biais de négativité persiste.

Par conséquent, nous prenons pour acquis ce que nous possédons et nous nous concentrons uniquement sur ce qui nous manque.


La bonne nouvelle est qu’il existe un remède à ce biais de négativité. Il est, en effet, possible de voir plus ce que nous avons que ce qui nous manque.

Le cerveau évolue toute la vie en fonction de la manière donc nous l’utilisons. Il est comme de la pâte à modeler, il est de notre responsabilité de lui donner la forme que nous souhaitons qu’il adopte.


Tout sur quoi nous allons nous concentrer intentionnellement va devenir de plus en plus important dans la réalité virtuelle c’est-à-dire notre perception de la vie.


A chaque fois que nous activons une pensée, nous renforçons le réseau de neurones relatifs à cette pensée. Si nous continuons de nous répéter « Je n’en peux plus de ce confinement, je m’ennuie à mourir » alors ce schéma de pensée va se renforcer au sein de notre cerveau. Les chances que ce dernier se réactive dans le futur augmentent.

Aucune de nos pensées n’est anodine. Chaque fois que nous formulons une pensée, nous sommes non seulement entrain d’affecter notre réalité, mais nous envoyons également un message à notre cerveau en lui demandant de nous resservir cette pensée dans le futur.


Nos pensées qui déterminent notre réalité virtuelle et donc notre capacité à être heureux fonctionnent en cercle vicieux mais aussi en cercle vertueux. Nous pouvons être en plein cercle vicieux où nous allons nous plaindre mais nous pouvons aussi en sortir en entrant dans un cercle vertueux.

La gratitude est une véritable gymnastique pour le cerveau. De la même manière nous allons renforcer nos muscles grâce à des altères, plus nous allons avoir des pensées positives, plus nous allons renforcer le réseau de neurones relatifs à ces enchainements de pensées positives, plus nous allons avoir de pensées positives et plus nous allons être heureux. Aussi simple que cela, n’est-ce pas ?




EN BREF, LA PRATIQUE DE LA GRATITUDE C’EST QUOI ?


La pratique de la gratitude est tout simplement le fait de se concentrer sur les bonnes choses dans notre vie.

Les spiritualités nous parlent de ce phénomène depuis des siècles. Le simple fait de dire merci à la vie, merci à Dieu, merci à la nourriture dans mon assiette, merci à ma famille, est une pratique de la gratitude.


Aujourd’hui, la science contemporaine a validé les pratiques de la gratitude depuis une quinzaine d’années. De nombreuses études ont, en effet, montré que le simple fait de se concentrer sur les bonnes choses de nos vies avait tendance à renforcer significativement la capacité du cerveau à procurer du bonheur naturellement.




ET COMMENT ON PRATIQUE LA GRATITUDE ?


Pour bien pratiquer la gratitude, il est important de se concentrer sur des choses spécifiques, telle que la tarte croustillante aux poireaux que j’ai réalisée ce week-end, la conversation par Skype avec ma meilleure amie ce midi qui m’a fait un bien fou, les comptes Instagram qui me permettent de me perfectionner au yoga pendant cette période de confinement.


Pour bien comprendre ce que nous avons et que nous avons tendance à prendre pour acquis, il est important de se rappeler de ce que les autres n’ont pas. Quand nous pensons aux personnes malades, nous pouvons alors nous rappeler la chance que nous avons d’être en bonne santé ; quand nous pensons aux familles de malade ou de personnes décédées, nous pouvons nous rappeler la chance d’avoir une famille en bonne santé ; quand nous pensons à nous et au fait que nous nous ennuyons, que nous sommes surmenées parce que nos enfants n’arrêtent pas de crier, nous pouvons penser aux personnes des services médicaux qui sont sous un état de stress maximal et directement face à un nombre de décès constants.

Toutes ces choses qui nous semblent faciles et évidentes ne le sont peut-être pas tant que ça pour les autres.


Alors plus concrètement, comment on fait ?


La pratique dès la gratitude doit être un rituel c’est-à-dire qu’elle doit être quotidienne sans pour autant être très longue.


La méthode phare est le carnet de gratitude. Il s’agit donc de lister les choses positives de la journée. Pour ma part, c’est ce que je fais chaque matin juste avant ma méditation pour commencer ma journée de bonne humeur. Il est, en effet, prouvé qu’au bout de 3 semaines seulement, notre capacité à ressentir du bonheur augmente considérablement et surtout l’impact du biais de négativité sur nous diminue.


Pour ceux qui commencent, la douche de gratitude est très simple et très rapide. Au moment où nous prenons notre douche, nous listons 3, 5 ou 10 choses spécifiques pour lesquelles nous avons de la gratitude depuis la dernière douche : le câlin avec mon fils, le livre que je suis entrain de lire ….

30 secondes, c’est tout ce dont vous avez besoin pour cet exercice. Je vous le promets, il s’agira du meilleur investissement de temps que vous pouvez faire afin de mettre fin à la tyrannie du mental et au biais de négativité.


Pour les plus avancés, vous pouvez aussi faire une mini méditation chaque soir. Rejouez mentalement votre journée en y déposant un filtre de gratitude sur chaque événement passé.




J’espère que cet article aura un impact positif sur vous et vous permettra de transformer votre rapport au confinement et aussi à votre vie.


Prenez soin de vous,


Merci de m’avoir lu.

A vous de jouer,

K.I.S.S. (Keep It Simple & Smile)

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