• Mélissa Parain

CONFINEMENT ? FOUTEZ-MOI LA PAIX !

Hello les petits chou’,


Comment allez-vous pendant ce confinement ? Je suis consciente que pour certains cela doit être particulièrement difficile… Dans notre société où l’occupation constante est le signe d’une vie épanouie, nous avons peur de nous arrêter, peur d’être seul, peur de nous ennuyer, peur de ne rien faire. Ce sentiment de n’avoir personne d’autre que soi, je le connais parfaitement bien.



J’AI APPRIS A ETRE SEULE ET SUROUT J’AI APPRI A AIMER ETRE SEULE


Lorsque mon ex m’a quitté, il y a maintenant 3 ans (j’en parle souvent non pas parce que j’y pense encore mais parce que ce fut le début du reste de ma vie, il y a définitivement bien un avant et un après lui), je me rappelle avoir eu un sentiment de panique m’envahir. Je me réveillais la nuit en pleine crise de stress en me demandant comme j’allais bien pouvoir m’en sortir toute seule. Mon monde s’écroulait, je le perdais lui mais aussi toute ma routine autour de lui, les sorties et de nombreux de ses amis. L’être humain n’aime pas le changement et surtout il n’aime pas être seul.


Très rapidement, je me suis relevée et je me suis lancée dans 10 000 milles projets afin de combler cette absence, ce vide : j’ai cherché un appartement, et même un nouveau travail. Je m’occupais au maximum pour n’avoir pas à penser et pour montrer que seule on pouvait aussi faire de grandes choses. Emménager seule n’a pas été facile au début. Il y a eu des soirs où je faisais des nocturnes au travail par peur d’être seule chez moi. Je remplissais au maximum mon agenda afin d’être certaine qu’aucun week-end ne soit vide. Malheureusement avec le temps, j’ai dû me confronter à la solitude. Ceux qui me suivent le savent, la majorité de mes copines sont en couple et ont donc leurs propres occupations et obligations familiales. Les soirées filles hebdomadaires ont eu de plus en plus de mal à se maintenir. Et j’ai eu de plus en plus de mal à voir mes copines régulièrement.


Au début, cela a évidemment été difficile. Je vous mentirais si aucun pot de purée d’amande n’était passé par là les soirs de grande solitude. Et puis, j’ai fini par l’accepter, mais surtout j’ai fini par m’accepter et par faire de moi, ma meilleure amie. J’ai arrêté de courir après les gens pour ne pas être seule. J’ai commencé à apprécier ces moments avec moi. J’ai appris à m’occuper seule, à avoir une vie chez moi après mon travail et à n’avoir besoin de personne pour être heureuse.

Pour lutter contre le silence, j’allumais la musique dès mon arrivée chez moi ou j’écoutais un podcast en mangeant. Puis petit à petit je me suis surprise à manger en silence avec moi-même. Tout d’un coup, je redécouvris la saveur des aliments et la sensation de mâcher.


2 ans maintenant que je vis seule, j’ai mon blog, mon sport, ma méditation, ma cuisine, mes livres… en bref je me suis créer une vie sans avoir besoin de quiconque. Alors certaines personnes peuvent trouver cela futile voir inutile et c’est propre à eux même. Pour ma part, ces choses-là me comblent de fierté et de joie.


Passer un week-end, chez moi ne me fait absolument pas peur. Au contraire j’adore ça ! C’est d’ailleurs en général comment je passe mes dimanches. Cette journée n’est rien qu’à moi. Je la passe seule, j’écris quelques articles, je vais au yoga et surtout je prends mon temps. C'est pour cela que le dimanche est ma journée préférée. Pas de stress, pas de pression, je fais ce qui me plait sans avoir de compte à rendre à personne.


Alors quand le confinement a été annoncé, il a été comme un soulagement. J'ai eu un peu peur au début et puis j'ai réalisé que le confinement, c’est un peu dimanche tous les jours. Je mange quand je veux et ce que je veux sans avoir de réflexions déplaisantes : « Ah oui tu te fais un fat gouter là, attention quand même, tu ne dis pas que tu es grosse après », « Du quinoa, mais c’est quoi ça ? », « Tu ne veux pas plutôt aller à la boulangerie que faire ton pain maison là », « Tu vas vraiment manger ça, ce n’est pas très fun comme plat ». Le plus ? Je peux rester en jogging toute la journée avec les cheveux en vrac !


J’ai compris récemment pourquoi j’aimais tant être seule. Toute ma vie, j’ai dû me battre pour expliquer ma différence : ma dyslexie, mon anorexie, mon hypersensibilité, mon végétarisme, mon aversion pour l'alcool, mon célibat, mon côté petite sorcière... Afin d’être le moins possible une contrainte pour les autres, j’essaye parfois d’entrer dans le moule. Je vous mentirais si, parfois, je ne me formatais pas moi aussi aux normes de la société et ne me cachais pas un peu pour ne pas être une source d’inquiétude ou d’obligation pour mes proches. Mais en pleins confinement, je peux enfin lâcher le masque, respirer un peu. J’en avais justement bien besoin.



ALLO, OUI JE VAIS BIEN !


Alors si je vais aussi bien, pourquoi ai-je une multiplication par 10 du nombre de personnes qui m’appellent par jour ? « Ça va dans ton appartement, toute seule ? » « Tu ne tournes pas trop en rond ? » « Tu fais quoi ? ». Enfaite je continue de vivre ! Mon monde ne s’arrête pas de tourner.


J’ai comme l’impression que les gens se rendent compte que je suis seule et que, d’un coup, ils s’inquiètent pour moi. Pourtant si j’ai survécu jusque là, je peux survivre quelques semaines en confinement sans soucis. Ou, est-ce-que c’est parce qu’ils n’ont rien à faire que tout d’un coup ils m’appellent ? Certes, je les aime tous super fort, et j’adore leur parler, les voir, évidement qu’après 1 semaine ils me manquent, j’aimerai aussi pouvoir aller boire un verre avec eux dans un petit bar mais c’est parfois un soupçon envahissant et étouffant je le confesse.



MAIS AIMER ETRE SEULE, DOIT-IL ETRE HONTEUX ?


Évidemment que non ! Toutefois, il est vrai que les normes sociétales poussent à rester en groupe. « Tu ne fais rien un samedi soir ? Mais tu n’as pas d’amis ? » « Si, j’aime simplement être seule parfois. »


Être célibataire n’est pas toujours bien accepté. J’ai d’ailleurs récemment eu la sympathique réflexion « Il te serait plus utile d’avoir un mec que d’avoir un blog ». Je vous laisse réfléchir à cette phrase des plus intelligentes.

Nous devons forcement ne pas être normale ou être trop compliquée pour être célibataire. Cela inquiète inévitablement.

Pourtant, savez-vous, qu’il n’est pas naturel d’être en couple. Outre les hommes (et les pingouins) aucun être vivant ne vie en couple. Ils se contentent de se reproduire. Mais l’homme a peur d’être seul et surtout il a peur de ne pas être aimé. Tous ce qu’il fait est pour être aimé par autrui. Lorsque nous faisons des choses seul, c’est parce que nous avons arrêté d’attendre l’amour de quelqu’un extérieur et nous avons appris à nous donner l’amour que nous méritions. Nous faisons donc des choses pour nous. Cet amour au fond de nous-même, cette puissance en nous et ce feu qui nous pousse toujours continuer à avancer est la raison pour laquelle être seul est une force et non un fléau. Aller à la rencontre de moi-même est la plus belle histoire d’amour que j’ai eu, et celle-ci jamais elle ne se terminera, j’en suis certaine.

Je suis, par ailleurs, convaincue que pour qu'une histoire d'amour fonctionne, il est important de se connaitre, de savoir ce qu'on veut et surtout d'être indépendant. Les couples les plus sains que j'envie parfois sont tous ces couples qui se tirent vers le haut sans pour autant empiéter dans l'univers de l'autre.



Cette période particulière, invite au recentrage, à la reconnexion avec nous-même. Dans notre mode de vie effrénée, nous nous sommes oubliées, et nous avons oublié de faire attention à la personne la plus chère pour nous : nous-mêmes. N’oubliez pas, si vous la négligez, elle s’éteindra et tout ce que vous faites n’aura plus d’intérêt ou de sens tout d’un coup. Et non, ce n'est pas être égoïste que de s'écouter un peu !


K.I.S.S. (Keep It Simple & Smile)

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