COLOMBIE 15 JOURS – PART 1 : GUAJIRA

February 18, 2019

 

 

Hello les petits chou’,

 

Ceux qui me suivent sur Instagram ont déjà eu un premier avant goût de mon dernier voyage : LA COLOMBIE, un véritable coup de cœur. Une évidence je dirais même. Je n’ai plus qu’une idée en tête : vous partager en détail mon itinéraire pour vous faire découvrir ce formidable pays de long en large et sous toutes ses coutures.

 

Mais en fait, pourquoi LA COLOMBIE ? Nombreux sont ceux qui nous ont posé la question lors de notre périple. Et pourquoi pas ? Notre voyage au Brésil l’année dernière nous avait donné envie de découvrir encore plus l’Amérique Latine. Des amis nous ont parlé de cette destination avec beaucoup d’émotion. Il ne nous a pas fallu beaucoup de temps pour nous décider. Espagnol, plages, tapas, nature, désert : 5 arguments de choc pour nous convaincre de prendre nos billets. Aucun regret ! Ce fut un voyage magique et inoubliable. 

 

La deuxième préoccupation de notre entourage : c’est dangereux ?. Je ne vais pas vous mentir, je vous conseille d’éviter les grosses villes du type Bogotá et Medellín. D’autant plus que ce ne sont pas de belles villes. Les activités y sont rares. Privilégiez les endroits plus tranquilles. Même si nous restions vigilantes, nous ne nous sommes jamais senties en insécurité. Au contraire, nous aurions pu nous faire arnaquer plus d’une fois, et malgré les préjugés, les colombiens sont particulièrement généreux et serviables.

 

 

DAY 1 – DIRECTION BOGOTA

 

La première journée n’est pas des plus intéressantes. Je la résumerais simplement par : vole, mange et dors.

 

Nous prenons, en effet, un avion à 7 h 30 du matin direction Madrid pour une escale de 3 h. Nous entamons ensuite le long vol en direction de Bogotá : plus de 10 h de vol avec 1 h de retard. Nous arrivons finalement à Bogotá vers 17 h 30 heure locale.

 

Nous n’avons qu’un sac cabine avec nous car nous avions prévu de nombreux vols internationaux. Résultat, notre sac sur les épaules nous sautons dans un taxi à la vitesse maximale, 45 minutes de voiture,  plus tard, nous nous retrouvons dans notre petit hôtel discret, simple et très agréable : 84 DC. Nous luttons contre la fatigue et résistons à l’endormissement jusqu’à 21 h 30.

 

 

DAY 2 – LA JUSTE DOSE DE BOGOTA

 

Réveillées à 8 h, nous profitons de notre petit déjeuner en terrasse et des premiers rayons de soleil. Nous dévalisons le buffet et gouttons à absolument tout ! Rien ne nous échappe. Tant qu’à payer le petit déjeuner autant le rentabiliser ! Tant pis, nous ne mangerons pas le midi.

 

Malgré nos hésitations, nous nous décidons finalement à sortir dans Bogotá. Cette ville a, en effet, peu de charme et n’est pas des plus sécurisées. Mais nous sommes là, alors autant découvrir les alentours.

 

Nous réalisons ensuite un tour du pâté de maison en passant par le centre commercial Andino. Je crois que les colombiens adorent les centres commerciaux, ce sont de véritables monuments pour eux. Nous ne déconnectons pas immédiatement du travail. Nous sommes, en effet, uniquement attirées par des boutiques de cosmétiques. C’est l’occasion de se faire une petite analyse de la concurrence colombienne

Puis nous découvrons le parc 93 et le Museo Del Chico. Nous remontons le long d’une petite rivière qui ressemble fortement à la coulée verte. La végétation est bien présente à Bogotá. Le samedi matin, les habitants de la capitale font leur footing et promènent leur chien. C’est plutôt agréable finalement.

Toutefois Bogotá n’est qu’un passage obligatoire avant de partir pour Riohacha, là où le voyage commence vraiment. Notre avion décolle à 14 h 30, nous quittons donc l’hôtel vers 12 h en direction de l’aéroport.

 

Attention, la compagnie Viva Air est très accessible à première vue, mais c’est  une vraie arnaque ! Elle n’accepte pas les billets électroniques. Il vous faut donc les imprimer avant,  sous peine de payer 20 euros au check in. Mais cela n’était que la première escroquerie ...

Ils différencient un sac à main d’un sac cabine. Résultat : si votre sac ne rentre pas dans les dimensions du sac à main vous devrez également payer un surplus.

De justesse et après avoir enfilé tous nos vêtements, nous arrivons à passer sans frais supplémentaires. En revanche, aucun souci concernant le nombre de produits liquides que nous avons.

 

A Riohacha l’ambiance est très différente. J’ai l’impression de me retrouver à Bali. Les motards sont nombreux transportant jusqu’à 4 personnes. Les taxis klaxonnent à chaque intersection pour indiquer qu’ils sont disponibles. Une musique différente se fait entendre dans les différentes rues. L’ambiance festive y est bien présente. Sous les 30 degrés nous ne pouvons que nous sentir en vacances.

 

Nous laissons nos affaires à l’hôtel Laguna Sala FSL. Puis nous allons à la rencontre de l’agence History Traverlers avec qui nous partirons le lendemain dans le désert de Guajira. Nous réglons la somme restante de ce trek qui se promettait déjà incroyable. Nous sommes informées de toute les modalités : le départ à 5 h du matin de notre hôtel, l’itinéraire, le nécessaire à prendre. L’agence s’occupe de tout : de l’eau,  la nourriture, en passant par les couvertures pour le soir si nous avons froid. Personne d’autre ne nous accompagnera durant ce road trip. Nous pourrons donc adapter le voyage selon nos envies. Pendant 3 jours, nous serons traitées comme des princesses par un guide et un conducteur, nous n’aurons qu’à profiter du paysage et prendre une claque culturelle.

 

Nous nous balladons dans les ruelles de Riohacha et le long de la plage. Nous avons pris un verre et nous avons grignoté quelques petites spécialités locales sur le rooftop de Taroa.

 

 

Je me laisse tenter par un cocktail local : Agua de Palema mélangeant sucre de canne, citron et menthe. Un vrai délice très rafraîchissant. Nous commandons un plat en pensant  prendre du pain toasté avec du fromage de chèvre. Chiva signifie bien chèvre mais « animal » et non son laitage. Il s’agit d’un plat typique mais que je laisse nono découvrir seule. Je sors la carte de la végétarienne. 

 

 

DAY 3 - À LA RENCONTRE DU PEUPLE WAYUU

 

Nous partons comme prévu à 5 h. Deux hommes viennent nous récupérer en bas à notre l’hôtel. Un couple se joint finalement à nous mais uniquement jusqu’à 10 h. On nous rembourse donc 100 000 pesos. Plutôt généreux pour ce léger changement.

Après 1 h 30 de route, nous arrivons dans un ranch où vit un peuple Wayuu, les habitant de Guajira. Ils nous préparent le petit déjeuner à base de pain typique, d’œuf au plat, de fromage, de jambon et de viande de chèvre. Il nous apprend à tisser des paniers, à danser, à nous maquiller et à parler leur langue. Leur générosité et leur amour sont particulièrement touchants. Rapidement embrassades et accolades se font nombreuses. Cette rencontre humaine remplie d’émotions est tout simplement inoubliable.

 

 

Nous reprenons la route pour nous arrêter sur la place de Urubia, capitale de la région.

 

 

Puis nous entrons dans le cœur du désert de Guajira. Sur la route nous voyons régulièrement des enfants avec des bouts de ficelle cherchant à nous barrer le passage. Ne ralentissez pas, ils baissent rapidement le fil. Plus nous entrons dans Guajira, plus nous prenons conscience de la misère de la région. Cela nous remet les pendules à l’heure. Nous mesurons la chance que nous avons de vivre en France.

 

Nous découvrons le Pilon de Açúcar qui nous éclabousse par ses vagues frappant la roche. Cela nous rappelle les chutes d’Iguazu l’année passée. Nous grimpons la colline afin d’admirer la vue. Le paysage est unique, un mélange d’une multitude de couleurs vert, jaune, noir, bleu. Nous ne nous attendions pas à une telle diversité. Les reliefs sont également doux et lisses. Le vent souffle fort faisant oublier la chaleur du désert.

 

 

Nous avons ensuite déjeuné dans notre hébergement pour la nuit : un nouveau ranch Wayuu, sûrement l’un des plus beaux au niveau des Cabo de la Vela. Petit paradis sur terre, nous sommes les plus heureuses au monde. Nous avons découvert notre chambre, un cabanon gigantesque avec vue sur la mer et douche privée. Le grand luxe ! Nous prenons 2 h pour nous baigner, profiter du soleil et lire un peu dans des hamacs. Nous pouvons dire que nous sommes bien en vacances. Avec aucune connexion internet, nous oublions  toute l’agilité et le stress parisien.

 

 

Nous repartons à la découverte de la région direction la plage Ojo de Agua. Le sable est d’un noir intense et l’eau de la couleur de l’or.

 

 

Nous sommes passées également sur la plage de Dorada. Le sable y est au contraire d’une finesse incroyable et doux comme de la soie.

 

 

Pour finir la journée nous gravissons la colline derrière cette plage pour observer le coucher du soleil. Simplement bluffant. 

 

 

Nous rentrons au ranch pour prendre une douche puis dîner et jouer au carré avec notre guide de plus sympathique. Pour finir, cette journée nous observons le ciel étoilé. Jamais je n’en ai vu un si intense  et si lumineux. Cela nous rappelle à quel point nous sommes petits face à cette immensité.

 

 

DAY 4 - AU CŒUR DU DÉSERT

 

Réveil à 6 h 45 pour un petit déjeuner à 7 h à base d’œuf, de pain traditionnel et de fruit. Le plein de forces, nous quittons notre magnifique ranch pour une longue mâtinée de voiture : plus de 5 h de suite.

 

Heureusement nous nous arrêtons à de nombreux spots pour admirer la vue : des étangs à l’eau turquoise,  quelques flamants roses et un décor époustouflant.

 

 

Nous sommes face à des paysages plus proches de ce que nous avions pu imaginér. La végétation disparaît pour laisser la place à des plaines recouvertes uniquement de cactus. Les dunes de sables apparaissent.

 

Nous revoyons des enfants nous barrant la route. Cependant, cette fois ils nous arrêtent à l’aide de chaînes beaucoup plus solides que la ficelle de la veille. Nous nous arrêtons donc pour leur donner des oranges. Nous voyons les yeux des enfants s’émerveiller. Une simple orange les rend joyeux. Nous réalisons plus d’une cinquantaine de péages comme cela. Chaque enfant a le droit à son fruit. Les mamans emportent une barre de chocolat en plus. L’échange se fait dans la bienveillance, la douceur et l’humour.

 

Nous avons la chance de nous baigner dans l’eau de Punta Gallina avec personne autour de nous. Nous avons l’impression de rêver. C’est impressionnant et incroyable. Les dunes de Taroa font honneur à leur réputation.

 

 

Nous continuons notre chemin pour arriver à un plus haut point de la Guajira, le phare de Punta Galina.

 

 

Vers midi, nous arrivons à notre refuge. Plus rustique mais tout aussi charmant que celui de la veille. Nous y déjeunons. Nous nous reposons à l’ombre dans des supers hamacs.

 

 

Puis, une fois le soleil moins fort, nous nous dirigeons vers la plage Punta Aguja. Une fois de plus la plage est désertique. Nous sommes seules au monde Au bout de la plage nous découvrons un sanctuaire des pyramides de pierres des plus magnifiques. Nous admirons le coucher du soleil une seconde fois sur le désert de Guajira.

 

 

Nous finissons la journée par rencontrer un peuple Wayuu qui nous renseigne une nouvelle fois sur sa culture. Nous tentons encore une fois à apprendre à tisser un sac mais cela n’est définitivement pas fait pour nous. Il leur faut entre 1 jour pour les plus petits sec et 1 mois pour fabriquer les plus grand sac. Les petites filles Wayuu apprennent le métier dès 8 ans pendant 1 an avant de devenir autonome. Ils nous expliquent aussi comment ils protègent les tortues. Guajira est, en effet, le lieu de départ des tortues dans toute l’Amérique. Leur protection est donc essentielle pour la survie de l’espèce.

 

Nous finissons la journée par un dernier dîner, une partie de cartes, une  promenade sous les étoiles et au dodo.

 

 

DAY 5 - DERNIER JOUR DANS LE DÉSERT

 

Comme les deux derniers jours, nous nous réveillons à 6 h 45 pour un déjeuner à 7h. Nous partons sur la route pour revenir vers Riohacha. Plus de 5 h de routes sont prévues. Nous contemplons au maximum les derniers paysages que nous verrons du désert lors de notre traversée. Nous nous arrêtons dans une petite boutique restaurant pour faire le plein de gâteaux à donner lors de nombreux péages que nous allons encore devoir passer.

 

 

Nous nous arrêtons à las Salinas de Manaure  pour admirer les dunes de sel. C’est très joli face à la mer. Des enfants, s’approchent immédiatement afin de nous demander de l’argent. Malgré leur rire, cela nous attriste. 

 

 

Nous poursuivons la route. Nous nous arrêtons à Uribia pour faire le plein d’essence. Puis nous arrivons enfin à notre restaurant du midi sur une nouvelle plage désertique rien que pour nous. Nous déjeunons une dernière fois avec nos guides et nous en profitons pour prendre le soleil et nous baigner dans cette eau bleu-vert à température parfaite.

 

 

Nous finissons pas rentrer à Riohocha où nous prenons un taxi direction Palomino.  1h 30 de taxi pour 75 000 COP à deux. Cela vaut le coup. Nous arrivons dans notre super hôtel face à la mer, Casa Coraje. Nous retrouvons internet ce qui nous permet de donner quelques nouvelles à nos familles après 3 jours d’absence. Puis nous sirotons une eau de coco au bord de la plage avec quelques amuse-gueules.

 

 

EN RESUME

 

Je vous recommande fortement ce trek. Cela vous permet de voir l’ensemble des paysages incroyables du désert de Guajira dans un temps record, nous rencontrons le peuple Wahuu qui nous partage sa culture dans la plus humble des générosités.

 

Nous sommes chouchoutées et nous n’avons rien à penser. Les guides sont prévoyants et attentionnés. Ils nous protègent tels des gardes du corps tout en respectant notre intimité. Pendant 3 jours, nous avons parlé espagnol ce qui nous a permis de reprendre quelques bases après 6 ans sans parler un mot. Nous apprenons un maximum de choses sur le pays, les rituels et les légendes des paysages.

 

Au total, le treck revient à 2 250 000 COP soit environ 330 Euros par personne pour la  nourriture,  le logement, le transport et le guide pendant 3 jours. Cela vaut largement le coup je pense.

 

La seule chose que je regrette est le nombre d’heures important de voiture. Nous ayons au final peu marché. Maintenant pour tout faire en 3 jours, c’est obligatoire.

 

Bref, un super moment magique idéal pour déconnecter, et faire le point avec nous même.

 

La suite ici

 

K.I.S.S. (Keep It Simple & Smile)

 

 

 

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