COMMENT J'AI VECU MON PREMIER TRIATHLON ?

June 30, 2019

 

Hello les petits chou', 

 

Il y a une semaine, je finissais mon 1er triathlon. 1,5 km de natation, 40 km de vélo et 10 km de course à pieds, le tout en 3h41. Un bon score pour ce premier triathlon ? Je peux m'améliorer, c'est pourquoi je prévois déjà le prochain. Je pense même être devenue addict. Moi qui n'aimais pas les compétitions, qui ai toujours aimé le sport pour la liberté qu'il me procurait. Chaque pratique est mienne, je fais ce que je veux quand je veux sans aucune contrainte. Pourtant j'ai été touchée par l'empathie, l'humanité et la convivialité de l'épreuve. Loin d'être individuel, le triathlon de Deauville est avant tout un moment de partage riche en émotion. 

 

 

LA NATATION, TOUS A L'EAU

 

La natation est la partie psychologiquement la plus difficile. Je m'y étais bien préparée avec un beau frère et une grande soeur qui commencent à être des experts du triathlon.

Nager en mer avec 1 500 personnes n'a en effet rien à voir avec le fait de nager dans une piscine un matin de semaine. Il fait froid, notre corps tente alors de se réchauffer et notre souffle se coupe. Nous ne voyons strictement rien. Bonjour la claustrophobie ! Avec zéro repère, nous rencontrons des difficultés à nous diriger et nous perdons le fil de la course. Telle une machine infernale, nous sommes entourés de centaines de personnes qui se tapent tous les unes sur les autres. Résultat : crise de panique assurée. 

Ca vous donne envie dit comme ça ? Ce n'est pas si terrible, promis ! D'autant plus que nous avons eu des conditions idéales pour un premier triathlon : une mer calme sans aucune vague, une température proche des 18 degrès. 

 

Pour ne pas se retrouver au coeur de la fameuse machine, nous décidons avec ma soeur de partir avec les débutants. Nous laissons les premiers partir pour entrer tranquillement dans l'eau. Il est vrai qu'au début avec le stress et l'adrénaline, je n'étais pas très sereine. Je tente donc de suivre ma soeur. Je reste avec elle quelques minutes, puis je finis par trouver mon rythme. Je suis alors le mouvement de la course. 

Au premier virage, la folie est présente ! Les nageurs se transforment en crapauds. Nous recevons des coups dans tous les sens. Puis après ce carrefour bloqué par une circulation chargée, le trafic s'allège. Nous nous dispersons et la distance se créée.  Je suis les bouées jusqu'au deuxième virage. A partir de là, le chemin n'est plus aussi bien défini, je suis donc les quelques nageurs que je vois sur ma droite et ma gauche sans être totalement certaine d'être sur la bonne route. Je les vois nager en crowl la tête hors de l'eau. Je me dis qu'ils doivent donc bien savoir où ils vont. Je leur fait confiance.

 

A la moitié du parcours, nous retrouvons le sable sur lequel nous courrons quelques instants avant de repartir pour un second round. J'ai fait l'erreur de partir en sprint, résultat j'ai pris quelques minutes pour retrouver mon souffle avant de me remettre à nager. 

 

Le deuxième passage est plus tranquille, les confirmés sont déjà bien devant nous, nous pouvons alors nager plus sereinement. Parfois, nous avons même l'impression d'être seuls au monde au milieu de la mer. Tellement agréable, que certains nagent même sur le dos. Pourquoi pas, tant qu'ils ne se retrouvent pas sur mon chemin. Le but est quand même de finir la natation en moins d'une heure pour ne pas être disqualifié. 

 

Lorsque je finis la natation, le passage de la mer à la terre est assez violent. Je ne dirais pas que je suis fatiguée, simplement mes jambes n'ont pas totalement compris ce qui leur arrivaient. Elles se sont mises à trembler. Par ailleurs, je me sens évoluée dans un flou un peu étrange. Je prends donc le temps de manger une pom-potes et une energy ball avant de grimper sur la selle de mon vélo. Après 35 minutes de natation, je réalise donc une transition de 7 minutes. Un temps que je pourrai très largement améliorer lors de mes prochaines courses. 

 

Pour la petite anecdote, lorsque j'avais déposé mon vélo avant le départ de la course, j'avais répété à haute voix - en bonne élève que je suis - les différentes étapes à exécuter entre la natation et la course. Le garçons à coté de moi s'était légèrement moqué de moi. Il devait se dire : "elle est débutante celle-ci". Et puis je suis arrivée 5 minutes avant lui lors de la natation. Surpris, il s'est senti obligé de se justifier : "Moi je n'aime pas la natation". Sur ce je lui ai répondu "A chacun son point fort". 

 

 

 

LE VELO, TOUS SOLIDAIRES

 

Je commence donc le vélo tranquillement. Je reprends petit à petit ma concentration et mes esprits. Je me mets dès le début sur le plateau numéro un et sur les petites vitesses car je sais qu'une grosse montée m'attends dans quelques minutes : la fameuse côte de Saint-Laurent. Ses 15% de dénivelé au début se transforment à 17% sur la dernière portion. Elle fait mal, très mal ! Rares sont ceux qui arrivent à la monter entièrement. Je me concentre, mon mental est en mode guerrière. J'entends mon beau frère crier : "Tu ne poses pas le pieds par terre Mélissa, jusqu'au bout, jusqu'au bout". Dans ma tête, des mots grossiers arrivent mais je tiens bon jusqu'aux derniers mètres. Le passage étroit est chargé. Mon guidon tourne, je tente d'éviter une personne qui vient de tomber et voilà que mon pied touche le sol.  Je suis obligée de descendre. Je fais quelques pas et je remonte sur mon vélo aussitôt. 

 

Le parcours est ensuite assez roulant. J'arrive même sans problème à boire régulièrement. Le vélo est pour le coup mon poids faible, la partie où je me suis le moins bien entrainée. Résultat, tous ceux que j'avais devancé à la natation me doublent un par un. Je guette l'arrivée de ma soeur sans succès. Je commence à avoir une douleur assez forte au niveau du foie. J'essaye de m'étirer régulièrement, cela reste supportable.

 

Sur le passage, je croise une jeune fille qui a crevée, des garçons s'arrêtent pour l'aider. La compétition laisse place à l'humanité. J'adore ! 

Le paysage est magnifique et paisible. Il y a peu de monde sur la route. De temps en temps nous croisons une maman avec ses enfants qui nous soutiennent. Cela réchauffe tellement le coeur. Je parle avec chaque cycliste que je croise et nous nous soutenons. 

 

Arrivée sur la colline de Reux, j'y vais tranquillement, je sais qu'elle est longue celle-ci. Nombreux sont ceux qui descendent du vélo. J'entends des personnes dire : "Chez nous c'est plat". Ils ne s'attendaient pas à ce que le parcours soit autant vallonné. 

 

Je finis les 10 dernières minutes de la courses aux cotés d'une jeune fille. Nous échangeons quelques mots, nous nous soutenons. Je ne la connais pas et pourtant j'ai partagé énormément d'émotions et de sensations avec elle en à peine un instant. C'était magique ! 

 

 

 

LE COURSE, ENSEMBLE JUSQU'AU BOUT

 

Je dépose mon vélo, et je ne vois toujours pas ma soeur. Je me dis qu'elle ne doit plus être très loin sachant que j'ai pris 2 h pour faire le parcours. Je prends donc quelques minutes rapides pour aller faire une pause pipi. Oui oui, je fais le triathlon tranquille moi ! J'avoue que j'espérais que cette douleur au foie s'estompe après une petite trêve. 

 

En sortant des toilettes, je croise donc ma soeur. Que je retrouve pour faire la course. Elle me demande comment je vais, je lui dis que j'ai terriblement mal au ventre. Elle mange un petit truc, me parle un peu. On se rend rapidement compte qu'elle aussi a mal au ventre, elle pensait que cela était dû à une mauvaise position sur son vélo. Après quelques pas, la douleur se généralise sur toute la partie abdominale. Une horreur ! Ma soeur attrape, pour couronner le tout, un poing de coté. Je me cale sur un rythme à 11km/h,  elle me dit qu'elle ne peut pas me suivre tellement la douleur est intense. Je ralentie, et reste avec elle les 5 premiers kilomètres le temps qu'elle aille mieux. Puis, elle fini par m'encourager : "Va-y fonces". Ne supportant plus la douleur au ventre je n'ai qu'une envie : terminer la course. Je n'arrive même plus à boire, cela me donne envie de vomir. J'ai alors simplement tracé, tellement même que j'ai gagné plus de 400 places au classement général simplement sur ces 5 derniers kilomètres.

 

Chaque personne que je double m'encourage et me dit bravo. Tout le long de la course, ma famille me soutient. J'arrive au bout, je franchis la ligne d'arrivée ! Je passe sous les 4h. Je suis heureuse, soulagée et fière après 57 minutes de course à pieds. J'attends quelques minutes ma soeur pour faire la photo finale avec elle sur le grand podium. Ce souvenir ensemble est puissant et inoubliable . La douleur s'efface. 

Pour information, celle-ci a été causée par les energy balls riches en beurre de cacahuète. Je pense que cela est beaucoup trop gras pour être digéré par notre organisme lors d'une épreuve aussi intense. 

 

 

En bref, j'ai tout simplement adoré ! L'année prochaine c'est certain, j'y retourne. Je me prévois quelques courses durant l'année à venir, ainsi qu'un entrainement sérieux au vélo. Si tout se passe bien, mon objectif est de faire un Half Iron Man pour mes 30 ans. Voilà c'est dit ! Je ne peux plus reculer. 

 

Et vous, ça vous tente ? On se voit sur quelle course ? 

 

K.I.S.S. (Keep It Simple & Smile)

 

 

 

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