COMMENT NOTRE MODE DE VIE MODERNE AFFECTE NOTRE RAPPORT AU CORPS ?

March 12, 2020

 

Hello les petits chou', 

 

L’homme a d’abord mangé cru, ce qu’il trouvait dans la nature, à tout moment et quand il le pouvait. Puis il a commencé à manger à des heures de plus en plus stables en fonction de la venue du jour et de la nuit. Aujourd’hui, nous proposons à ceux qui ne rentrent pas chez eux à l’heure des déjeuners, des repas portables, toujours plus rapides réduisant au maximum ce temps que nous considérons comme futile. Nous mangeons seul, debout, n’importe où à n’importe quelle heure des aliments transportables qui ne pourrissent plus. Et, nous nous déconnectons de plus en plus de notre corps. 

 

 

MANGER PAR AUTOMATISME 

 

À la naissance la mère fait confiance à son enfant qui vient de naître. Elle attend qu’il lui demande à boire. Cependant dès que sa première dentition apparaît, elle décide pour lui de la fréquence des repas à savoir pas moins de trois fois par jour. Ainsi, très rapidement, après quelques mois de vie, nous ne permettons plus à l’enfant de faire confiance à son corps, lequel connaît pourtant si bien ses vrais besoins. Ces trois repas deviennent alors un automatisme pour l’enfant pour toute sa vie. En installant ce rythme de nutrition, nous nous empêchons d’écouter le corps et de découvrir ses réels besoins. Nous nous nourrissons alors sans nous poser de questions, par automatisme. Nous mangeons ainsi car nous avons toujours mangé de cette façon.

Prenons l’exemple d’une jeune mariée qui coupait toujours les deux extrémités du jambon avant de le placer dans la casserole pour le faire cuire. Intrigué, son mari l’interrogea un jour pour comprendre le motif de ce geste, ce à quoi elle répondit : « je ne sais pas, ma mère faisait cuire son jambon de cette façon ». Curieux, le jeune homme demanda alors à sa belle-mère, la raison pour laquelle elle coupait les deux bouts du jambon. Celle-ci répondit la même chose. Il posa alors la même question à la grand-mère qui lui répondit : « quand j’étais petite, ma famille était pauvre, nous n’avions qu’un « faitout » et il était trop petit pour faire cuire le jambon en entier. Nous coupions alors les deux bouts qu’on gardait pour plus tard » . Cette routine témoigne bien de nos automatismes que nous avons installés depuis toujours sans aucune raison concrète.

Ainsi, nous mangeons à la même heure par principe, nous mangeons quand nous sommes malades sous prétexte de prendre des forces sans en avoir envie, nous mangeons avant une soirée par peur d’avoir faim sans nous être demandé si nous avions véritablement faim. Nous mangeons par devoir ou par peur d’insuffisance la majorité du temps. Nous nous efforçons aussi à finir notre assiette afin de ne pas gaspiller. Nous transformons alors petit à petit notre corps en poubelle. Nous le gavons d’une alimentation dont il n’a pas besoin. Non seulement nous ne savons plus pourquoi nous mangeons, mais nous ne savons plus ce que nous mangeons.

 

La cuisine, lieu de fabrication de notre nourriture, née au Moyen âge, est, en effet, en train de disparaître. Nous vivons de plus en plus dans des zones urbaines (+59 % d’habitants dans les villes d’ici 205017) où la surface habitable coûte de plus en plus cher. La cuisine est alors souvent mise en péril au profit d’une « pièce à vivre ». La salle à manger disparaît dans un premier temps. Nous mangeons dans le salon non plus autour d’une table mais devant un écran en se préoccupant davantage de notre série télévisée que de ce qui se trouve dans notre assiette. Notre cuisine se transforme en lieu de stockage des plats ou des produits. Il s’agit davantage d’un lieu pour finaliser des plats achetés au préalable et pratiquement déjà prêts à manger sans que nous ayons conscience de leur véritable composition.

 

 

UNE QUETE DE LA RENTABILITE SANS FIN

 

Nous voyons de plus en plus se développer des repas tout préparés, sous des formes diverses, consommables à toute heure et en tout lieu par des consommateurs qui n’ont ni le temps, ni le goût, ni la compétence pour cuisiner. Le Français consomme 22 kilos de plats cuisinés par semaine. Le temps consacré par les Français à la préparation d’un repas a diminué de 26 % entre 1986 et 2010. Le marché des produits surgelés a augmenté de 17 % en 10 ans. L’objectif de ces plats n’est autre que d’être mangés en faisant autre chose que de partager un repas en pleine conscience. Les plateaux repas en sont l’expression, manger tout en assurant le bon déroulé de la réunion en cours. Manger devient de plus en plus une perte de temps.

 

D’autres conditionnements se développent aujourd’hui afin de nous permettre de manger seul, sans table, débout et sans risque de nous salir. En particulier, des aliments en poudre, ou sous forme de liquide se généralisent pour répondre à ces objectifs. Alors qu’il stagnait depuis quelques années, le marché des substituts de repas a repris sa belle croissance. Il devrait représenter 22,6 milliards de dollars en 2022, soit une hausse de 50 % par rapport à 2016 . Certains sont proposés comme complémentaires de repas solides, d’autres existent en période de régime et bientôt certains répondront à des besoins proprement thérapeutiques. Tous ces produits se présentent sous la mention alléchante de smart food. Des entreprises comme Feed, Natural Mojo, Go Shape, Foodspring ou Vitaline proposent différentes formules de repas complets en poudre aux vertus diététiques : sans gluten, vegan, faible taux de glucide, bio ou encore hyperprotéiné. Il suffit de secouer 45 secondes ces poudres alimentaires dans un shaker rempli d’eau pour ainsi obtenir un repas complet, un véritable gain de temps. Ces produits nous permettent de manger de plus en plus vite : en travaillant, en assistant à un spectacle, en voyageant, en marchant...

 

Cette quête d’aller toujours plus vite et donc de manger de plus en plus vite nous amène à négliger notre alimentation, la réduisant à un moyen de survie. Ainsi depuis les années 1960, les Français n’ont cessé de réduire leur budget consacré à l’alimentation passant de 35 % des dépenses des foyers dans les années 60 à 20 % en 2014. Même si nous constatons une légère augmentation de ce budget de 0,33 % entre 2012 et 2016 celui-ci reste encore mineur lorsque nous nous rappelons que l’alimentation est clé pour notre santé et joue ainsi un rôle primordial dans la qualité de notre vie.

 

Cette quête de la rentabilité ne touche pas uniquement notre alimentation, elle affecte également notre sommeil. Le Français dort en moyenne une heure de moins qu’il y a cinquante ans. Le temps de sommeil passe ainsi sous la barre du seuil recommandé de 7 heures pour assurer un bon « rétablissement ». Le temps moyen quotidien est de 6 heures et 42 minutes d’après une étude publiée par la Santé Publique France le 12 mars 2019.

Les « petits dormeurs » aux nuits de moins de 6 heures représentent 35,9 % de la population c’est-à-dire plus d’un tiers. La raison principale de cette négligence du temps de sommeil est la connexion permanente à l’information mondiale quelle que soit l’heure de la journée.  L’omniprésence des écrans dès le plus jeune âge accroît cette diminution du temps consacré au sommeil. L’étude annonce une durée de 5 heures par jour passées devant les écrans sans compter le temps de travail. Les écrans se glissent aujourd’hui dans nos lits et affectent nos nuits. Le fait de ne pas éteindre le téléphone par exemple au moment de se coucher est une des causes importantes des réveils nocturnes. A tous ces facteurs s’ajoutent évidemment la pollution lumineuse et sonore qui affecte principalement les habitants des villes. Ainsi, 10 000 de Français prennent de somnifères pour les aider à mieux dormir. Et, 1 Français sur 3 dit mal dormir . Le temps de sommeil comme le temps pour manger apparaît alors comme « une perte de temps » face au temps dédié aux loisirs ou au travail.

 

Cette réduction globale de notre sommeil n’est pas sans effet sur notre santé physique et aussi mentale. Une étude menée par l’INSERM et publiée le 7 septembre 201724 met en évidence les conséquences de ce manque de sommeil à savoir des risques d’irritabilité, de dépression, de prise de poids, d’hypertension et d’infection. En dormant moins de 6 heures nous pouvons même considérer que nos réflexes, à la fois cognitifs et physiques, sont ceux d’une personne d’une alcoolémie de 1,5 grammes .

 

 

DES IMPACT SUR LE CORPS INEVITABLES

 

Selon une étude du European Congress On Obesity si nous continuons à nous nourrir comme aujourd’hui, près d’un quart des humains seront obèses en 2045 contre 14 % en 2017, un sur huit sera atteint de diabète de type 2 contre moins d’un sur dix en 2017. En particulier, au rythme actuel, on comptera aux États-Unis 55 % d’obèses et 18 % de diabétiques de type 2. L’Afrique, protégée de cette épidémie jusqu’à présent, sera elle aussi sérieusement atteinte .

 

 

GUERIR ET NON PREVENIR

 

Ayant totalement perdu la connexion avec notre corps dans cette quête de la rentabilité, nous ne l’écoutons que lorsque celui-ci sonne l’alerte rouge, et encore. Le seul moyen qu’il a, en effet, trouvé pour nous forcer à nous occuper de lui est de nous clouer au lit. Ainsi, les personnes se tournent vers l’écoute de leur corps et adoptent une alimentation plus raisonnable en grande majorité après avoir été confronté à une pathologie.

 

Le corps est puissant mais il suffit parfois d’un rien pour le déséquilibrer, le blesser ou encore le perdre. La naturopathie nous apprend à l’écouter et à ne pas faire preuve de mauvaise foi lorsque la maladie frappe car le corps ne ment jamais. 

 

Afin de vous reconnecter avec votre corps, je vous invite à prendre rendez-vous pour un coaching naturopathie dans lequel je vous apprendrai à communiquer avec votre corps. 

 

Il ne reste plus qu'à ! 

 

K.I.S.S. (Keep It Simple & Smile)

 

 

 

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